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Monográfico: El libro “Ars Sonora, 25 años”

18 July, 2012 in programs


Presentación del libro en la SGAE (Madrid), el 9-5-2012

Ars Sonora (RNE Radio Clásica), emisión 30-6-2012
Dedicamos la última edición de Ars Sonora de la presente temporada (pues las emisiones del programa se suspenderán, por vez primera en su historia, durante el verano) a celebrar la publicación del libro “Ars Sonora, 25 años. Una experiencia de arte sonoro en radio”, editado por la Fundación Autor. Para ello conversamos con José Iges, responsable de la edición, y con Rubén Gutiérrez del Catillo, quien ha ejercido como director editorial del proyecto.

Recorremos las aportaciones al libro realizadas por Ricardo Bada, Llorenç Barber, Ricardo Bellés, Philip Corner, Marta Cureses, Francisco Felipe, Esther Ferrer, Guillermo Heras, José Iges, Concha Jerez, Tom Johnson, Francisco López, Tomás Marco, Adolfo Núñez, Juan Pagán, Eduardo Polonio, José Sanchis Sinisterra, Severo Sarduy, Isidoro Valcárcel Medina, Ana Vega Toscano y Miguel Álvarez-Fernández,. También presentamos algunos fragmentos de las obras contenidas en los dos cedés adjuntos al libro (que incluyen producciones radiofónicas de Vicenç Altaió-Concha Jerez, Ricardo Bellés-José Iges, Philip Corner, María de Alvear, Luis de Pablo, Julio Estrada, Luc Ferrari, Esther Ferrer, Cristóbal Halffter, Andrés Lewin-Richter, Francisco López, Adolfo Nuñez, Eduardo Polonio y Antje Vowinckel).

Ars Sonora, 25 años. Presentación del libro

4 May, 2012 in news, publications


El libro recoge textos de Miguel Álvarez-Fernández, Ricardo Bada, Llorenç Barber, Ricardo Bellés, Philip Corner, Marta Cureses, Francisco Felipe, Esther Ferrer, Guillermo Heras, José Iges, Concha Jerez, Tom Johnson, Francisco López, Tomás Marco, Adolfo Núñez, Juan Pagán, Eduardo Polonio, José Sanchis Sinisterra, Severo Sarduy, Isidoro Valcárcel Medina y Ana Vega Toscano.

Además, incluye dos cedés, con obras radiofónicas (producidas a través de Ars Sonora) de Vicenç Altaió-Concha Jerez, Ricardo Bellés-José Iges, Philip Corner, María de Alvear, Luis de Pablo, Julio Estrada, Luc Ferrari, Esther Ferrer, Cristóbal Halffter, Andrés Lewin-Richter, Francisco López, Adolfo Nuñez, Eduardo Polonio y Antje Vowinckel.

Contenido del libro y los CD’s

+ info en revista docenotas
+ info en revista sulponticello

Luc Ferrari: Far​-​West News nº 3

26 December, 2011 in works

Prescott ressemble un peu á une ville européenne. Il y a des rues, on peut y marcher à pied. Il y a même des gens qui se promènent, certains sont assez percing. Ici on peut dire que l’on a une meilleure intelligence avec la population qu’à Paris, oú le moindre coup d’oeil est considéré comme une agression. Aux alentours, c’est le désert, il n’y a pas un minimum de mer à l’horizon, y compris 2000.
Monika est de plus en plus présente à la Télé, elle est aussi de plus en plus grosse. Je pense que si j’étais elle, je ne me baladerais pas en short. Justement le lendemain elle est en short. Clinton a les traits tirés. On dirait qu’il va bientôt y avoir des frappes.
Je suis habitué au désert, une voiture toutes les heures, ça va. J’exagère.
En arrivant à Los Angeles je suis terrifié. Il y a des voitures partout. Nous descendons au début de Welshire Boulevard, l’hôtel est à l’autre bout, mais au moins c’est la bonne route.
Une heure après on roule encore.
On sait que la civilisation est là à quelques signes caractéristiques, il y a des buildings, des maisons qui ne sont pas sur roulettes, même des gens habille´es en costume, des femmes élégantes et maquillées, un piano bar qui joue post moderne.
Des amis nous emmènent vers les nuits folles de Los Angeles.
Je continue mes enregistrements.
J’irai jusqu’au bout du voyage.

Luc Ferrari: Far-West News nº 2

8 September, 2011 in classics, works

image

Je voulais voir Page et pas mourir. Page n’est pas Venise bien qu’au bord de l’eau. Je ne pensais pas que Page soit une ville. Tout ne se passe pas toujours comme ça devrait.
Par exemple le bateau sur lequel nous embarquons à un bruit si grave que l’enregistrement numérique en perd tous ses bits, l’eau ne répercute pas les sons comme sur un lac suisse, je réenregistre sur une bande déjà enregistrée. je suis furieux et le me traite d’amateur. Je recommence l’enregistrement perdu et c’est beaucoup mieux. Je me sens professionnel.

Nous nous trompons de route plusieurs fois ce qui fait que nous ne trouvons pas certaines paysages. Je suis obligé de me remémorer que je suis là pour les sons et que c’est pas fatalement là oú c’est le plus beau. Même que quelquefois ça ne coïncide pas du tout.

Nous visitions les amis le micro à la main. Ils sont toujours surpris, moi aussi. Pourtant cela fait des années, je l’aime nient. Je veux dire le micro, c’est toujours le même.

À Monument Valley j’ai oublié ma sur-chemise dans la Jeep du copain Navajo, je m’en suis aperçu trop loin. Brunnhild a perdu sa casquette du côté de Mexicain Hat et j’ai oublié mon appareil photo chez Phillip Bimstein, le maire de Springdale, mais je suis allé le rechercher au milieu de la nuit. Ils étaient là tous les deux et nous avons bu un dernier verre.

À Grand Canyon, assis sur un rocher, le micro posé par terre, je déguste un sandwich en buvant un coca cola. Je ne m’interroge pas sur ce que cela pourra devenir musicalement. C’est un grand moment!

Luc Ferrari

Luc Ferrari: Far​-​West News nº 1

12 June, 2011 in classics, works

Au départ, l’idée était quelque chose comme:
un compositeur ayant eu une vie bizarre, remplie de compositions instrumentales et électroacoustiques, spécialiste du micro voyageur, a le projet de faire un parcours aléatoire dans le Sud-Ouest américain.

Ce voyage a eu lieu en septembre 1998.
Jour après jour, la route se déploie, les enregistrements sont datés, les lieux indiqués su ambiance de voiture (de location), jour après jours, des rencontres sonores se font, des gens sont croisés, la vie est tissée.

Au retour et après écoute, se précise le contour d’une réalisation en trois parties, chacune construite de la même manière et avec des événements différents.

Après, que dire là-dessus?.

Il se peut que la poésie joue avec la réalité comme d’un accordéon, que la composition dans certains cas, surtout dans le mien et progressivement dans ma vie, est un jeu pervers avec la vérité.

Que dire encore… que le sous-titre pourrait être “poème sonore d’après nature”

Quoi d’autre?

Far-West News nº 1 **

Transit à Houston. Il est à peu près la même heure que lorsque nous sommes partis de Paris. Il pleut complètement. Un autre avion nous prend et nous dépose à Alburquerque. C’est la fin de l’après-midi. Il fait beau.
L’agence nous confirme que la voiture de location nous attend. “Prenez La Sabre” nous precise le responsable. Peu habitué à la conduite automatique, je ne trouve ni la marche arrière ni le frein et le prends un sens interdit dans le parking. Le responsable me réprimande gentiment. “En plus, dis-je, je n’arrive pas à ouvrir le coffre”. Nous chargeons nos bagages. Il dit, avec un geste d’inquiétude “Bonne route, pour Santa fe, c’est en bas à droite et puis tout droit”.
Coucher du soleil sur le désert. Demain je commence mes enregistrements. Il me semble qu’il y a longtemps que je n’ai pas dormi.
À Taos, dans le village indien Pueblo, à travers mes écouteus j’entends pour la première fois le bruit de mes pas sur terre étrangère. Toujours et jusqu’au bout du voyage ce même son sec et crissant. Pas européen.
Et puis les routes. Le silence de la route.
A midi il faut bien manger quelque chose. C’est la plupart du temps difficile de reconnaître où c’est possible. Généralement c’est dans un croisement une sorte de baraque cachée derrière des pompes à essence. C’est plein de gens venus de nulle part puisqu’on n’a pas vu une seule maison depuis des heures. Comme nous avait dit un ami: “Quand vous voyez de l’essence, prenez-en”. J’ai appris aussi que, quand on voyait quelque chose qui ressemblait à un resto, il valait mieux manger! Très Piedras, Teek Nos Pos, autant de sandwichs inoubliables.
Je voulais voir Monument Valley. Là nous y sommes. Tant de films, tant de pub avec cow-boy, tant d’images vues et revues. On pourrait tout réciter par coeur. Mais c’est pourtant complètement différent!
Et puis le bruit de mes pas.

Luc Ferrari *

* Jacqueline Caux: Presque rien avec Luc Ferrari. Ed. Main d’Oeuvre, Nice, 2002, Pages 130-132
credits:

** Far-West News was comissioned by Piet Hein van de Poel for NPS Hilversum.

Far-West News (Luc Ferrari)
11 sept. 1998 – 30 juin 1999

Luc Ferrari. L’Escalier des Aveugles

8 April, 2011 in classics, works

Autor / Author: Luc Ferrari
Título / Title: L’Escalier des Aveugles / La escalinata de los ciegos
Duración/Duration: 34’20”

Año / Year: 1991
Intérpretes / Players: Ana Malaver, Julia Gil, Susana Cantero, Izaskun Azurmendi, Laura Notario y Gloria de Pedro, actrices.

Observaciones / Observations: Obra encargo del CDMC y Radio 2- RNE. Coproduccción: CDMC, Radio 2- RNE (Ars Sonora) y La Muse en Circuit. Premio Especial del Prix Italia 1991.

Comentario Autor / Author Review: Muy al principio, cuando hablaba de mi proyecto para un cuento radiofónico, había empleado la palabra “clip” para evocar la forma que imaginaba. Y luego, al trabajar, me he dado cuenta que lo que estaba haciendo era una metáfora sonora de la técnica literaria de los relatos cortos.

En efecto, forma corta que presenta cada una un relato, una situación, un ambiente, pero en un clima de borrador, en una manera indirecta de contar, alusiva, irrealista aún cuando se emplean materiales realistas. También una manera de dejar al oyente (iba a decir espectador) en suspenso, quizá frustrado por no haber un fin para cada anécdota…

Cada relato está construido sobre un pequeño acontecimiento: un sonido, una atmósfera, una palabra anodina que transmite la emoción por la voz de la que la pronuncia, un cliché entendido. Y así, el conjunto se teje al interior de múltiples lenguajes: el musical, el ruidoso, el realista, el sintético y, por fin, el español, y el francés, proponiendo al público unas pistas para seguir o para dejarlos de lado.

A propósito del camino, éste es una escalinata que vuelve como un tema: la idea de un lugar en Madrid que se llama La escalinata de los ciegos que me fascina, como una realidad poética o más bien como una super-realidad; pero también como un símbolo de lo que estaba haciendo, una composición con unos sonidos y para la radio. Y como todos saben, la radio es para aquellos que tienen la cabeza llena de imágenes.

Datos Biográficos / Bio: Luc Ferrari, una de las personalidades más importantes y originales de la música concreta francesa, nació en París en 1929 y falleció en Arezzo en 2005. Tras su formación con Cortot, Honegger y Messiaen, compuso una serie de piezas instrumentales en un estilo libremente atonal marcadas por un neto anti-intelectualismo. En 1958 colaboró con Pierre Schaeffer en el Grupo de Investigaciones Musicales y, durante los años sesenta, ejerció como profesor de omposición en Colonia, Estocolmo y Montreal. En 1982, Luc Ferrari fundó La Muse en Circuit, un estudio de creación electroacústica y radiofónica situado en Vanves, cerca de París.

Entre los premios y honores obtenidos por Ferrari se cuentan el Premio Italia (1987) por su “cuento sinfónico” Et si toute entière mantenant, el Premio Kart Sczuza (1988) por el radio-teatro Je me suis perdu ou labyrinthe.portrait, el Serge y Olga Koussevitsky por su obra sinfónica Histoire du plaisir et de la désolation, producida en disco bajo el título Luc Ferrari matin et soir, el Gran Premio Nacional del Ministerio de Cultura Francés (1988) por el conjunto de su obra y el Premio Especial del Prix Italia (1991) por L’escalier des Aveugles.

En el catálogo de Ferrari destacan, además, sus primeras obras concretas – Etude aux accidents, Etudes aux sons tendus, 1958; Visage V, 1959; Tète et queue du dragon, 1960 -, sus investigaciones en el terreno del “realismo anecdótico” – Hétérozigote, 1964; Presque rien ou le lever du tour au bord de la mer, 1970 – o La integración relativista e irónica de elementos literarios, electrónicos e instrumentales en su teatro musical Journal inime, 1982.

Edición / Edition:

Luc Ferrari: L’Escalier des Aveugles. Ed. Musidisc 1991. CD

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L’Escalier des Aveugles  (1991)

(Recueil de nouvelles) de Luc Ferrari

“Tout au début, quand je parlais de mon projet de conte radiophonique, j’avais employé le mot “clip” pour évoquer la forme que j’imaginais. Et puis en travaillant, je me suis rendu compte que ce que j’étais en train de faire était une métaphore sonore de la technique littéraire des “nouvelles”.
En effet, formes courtes qui racontent chacune une histoire, une situation, une ambiance, mais dans un climat d’ébauche, une manière indirecte de conter, allusive, irréaliste tout en employant des matériaux réalistes. Une manière aussi de laisser l’auditeur (j’allais dire le spectateur) en suspens, peut-être frustré de n’avoir pas une fin pour chaque anecdote.
Chaque nouvelle est construite sur un petit événement : un son, une atmosphère, un mot anodin porteur d’émotion par la voix qui le prononce, un cliché entendu. Et ainsi, l’ensemble se tisse à l’intérieur de multiples langages : le musical, le bruitiste, le réaliste, le synthétique et enfin l’espagnol et le français, proposant au public des pistes à suivre et à délaisser.

A propos de chemin, celui-ci est un escalier qui revient comme un thème :
l’idée qu’un lieu de Madrid s’appelle L’Escalier des Aveugles m’a fasciné, comme une réalité poétique, ou plutôt comme une surréalité; mais aussi comme un symbole de ce que j’étais en train de faire, une composition avec des sons et pour la radio. Et comme chacun sait, la radio est pour ceux qui ont des images plein la tête.”

Luc Ferrari, le 13 mai 1991

1.  L’Escalier de Aveugles –  2. Intermède – 3. Suzanne et le clochard
4.  Interlude –  5. El cuerpo inglés – 6. Intérieur – 7. Hommage à Lorca
8.  Izaskun et la pomme –  9. Interférence – 10. Sans savoir pourquoi
11.  Nada – 12. Madrid, kilomètre zéro – 13. La nouvelle de l’escalier

Tous les matériaux sonores concrets de l’oeuvre sont enregistrés à Madrid par l’auteur, avec les actrices Ana Malaver, Julia Gil, Susana Cantero, Izaskun Azurmendi, Laura Notario et Gloria de Pedro.

Producteur délégué de Radio Nacional de España RNE-2 : José Iges.

A l’occasion de la “Journée Européenne de la Musique”, l’oeuvre a été donnée
en première à RNE-2 le 21.6.1991 et a reçu le Prix Italia (Prix Spécial).